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Témoignage5 min10 jan. 2026

Kofi, 23 ans, au pair à Berlin : 'Je n'aurais jamais imaginé vivre ça'

Par Kofi M., au pair à Berlin

Mon départ du Ghana : une décision qui fait peur

Quand j'ai dit à mes parents que je partais en Allemagne comme au pair, ils ont d'abord cru que c'était une arnaque. "Kofi, personne ne paie un jeune Africain pour garder des enfants en Europe." Il m'a fallu deux heures pour leur expliquer ce qu'était le programme au pair.

J'avais 22 ans, j'avais fini mes études en communication à l'Université de Accra, et je voulais voir le monde. J'avais trouvé AuPair A.EU par hasard, en cherchant des infos sur les visa de travail en Europe. La plateforme m'a immédiatement rassuré : les profils étaient vérifiés, les familles aussi, et le processus était clair.

La famille Weber : une rencontre inattendue

La famille Weber habite à Charlottenburg, un quartier chic de Berlin. Monsieur Weber est ingénieur, Madame Weber est avocate. Ils ont deux garçons : Felix (8 ans) et Maximilian (5 ans). Avant de m'accepter, ils ont fait trois entretiens vidéo avec moi, dont un avec les enfants.

Felix m'a demandé si je connaissais les Lego Technic. Par chance, j'avais un neveu fan de Lego. On a parlé pendant vingt minutes. C'est lui qui a convaincu ses parents de me prendre.

L'allemand : le vrai défi

Je ne parlais pas un mot d'allemand quand je suis arrivé. La famille parlait anglais, donc les premiers mois, on communiquait dans ma langue. Mais Berlin, c'est compliqué pour un anglophone : les supermarchés, les transports, les médecins — tout est en allemand.

La famille Weber m'a inscrit à des cours d'allemand 3 fois par semaine. En 6 mois, je pouvais avoir une vraie conversation avec les voisins. En 12 mois, je comprenais les infos à la télé. C'est une fierté immense.

Ce que personne ne m'avait dit

Le froid. Berlin en janvier, c'est -10°C certains jours. Je venais d'Accra où il ne fait jamais moins de 20°C. La première fois que j'ai vu de la neige, j'ai pris 15 photos. Les semaines suivantes, je maudissais ce même froid.

La solitude. Les premières semaines, même si la famille était accueillante, le soir dans ma chambre, l'absence de ma famille, de mes amis, de mon quartier — c'est physiquement douloureux. C'est normal. Ça passe.

La liberté. Et puis, peu à peu, cette liberté que je n'avais jamais vraiment eue. Prendre le U-Bahn tout seul, découvrir Kreuzberg et ses restaurants du monde entier, me faire des amis au pairs venus du Sénégal, du Mexique, de l'Inde...

Mes plus beaux souvenirs

  • Le premier Noël avec la famille Weber : le sapin, les cadeaux sous la neige, le Glühwein sur les marchés de Noël
  • La semaine de vacances à Hambourg avec les enfants — Felix et Max ont chanté mes chansons ghanéennes tout le voyage
  • Ma première soirée "Berlin by night" avec d'autres au pairs — une ville qui ne dort jamais

Ce que ça m'a apporté

J'ai maintenant 23 ans. Mon contrat au pair se termine dans 4 mois. J'ai décidé de rester en Allemagne — j'ai trouvé un stage dans une agence de communication à Berlin. Mon allemand est maintenant suffisant pour travailler.

Mais surtout, j'ai grandi. J'ai appris à me débrouiller seul, à gérer l'adversité, à m'adapter. Ce sont des compétences qu'aucune école ne m'aurait données.

Mon conseil aux jeunes Africains qui hésitent

Le monde a besoin de nous. Nos cultures, notre énergie, notre créativité — tout ça a une valeur immense en Europe. N'attendez pas que quelqu'un vous en donne la permission. Créez votre profil sur AuPair A.EU et faites le premier pas. Le reste suivra.

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